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empressement. L’homme remarqua cette ardeur extraordinaire. N’en connaissant pas la cause, il eut l’idée de creuser sous cette herbe. Quelle ne fut pas la surprise quand ayant donné quelques coups de bêche, il a mis à découvert une statue en pierre qui représentait la Sainte Vierge portant l’enfant Jésus ! Sa surprise fut encore plus grande, lorsque ayant sorti de terre la statue, une eau limpide se mit à jaillir de cet endroit et forma une fontaine qui devint intarissable. La nouvelle de cette double découverte se répandit vite aux alentours.

Pierre Labelle pesa avec prudence les circonstances de ces événements et ne douta pas qu’ils fussent miraculeux. C’est pourquoi, à l’endroit où la statue avait été trouvée, il fit dresser une croix avec au pied, une petite niche dans laquelle fut déposée la statue. Depuis ce jour les foules accoururent. De nombreuses guérisons s’opérèrent, l’une d’entre elles fut particulièrement remarquée : Claude Bordet, marchand, demeurant à Arc-en-Barrois, était atteint d’une maladie grave qui mettait ses jours en danger. On eut recours pour lui à l’eau de la fontaine et à l’intercession de la Sainte Vierge et fut guéri. En reconnaissance il fit bâtir, au près de la source la toute première chapelle dédiée à Notre Dame de Montrot.

Il y eu après la mort de Pierre Labelle plusieurs miracles. Comme nous le constaterons ses miracles portent une certitude qui confond l’incrédulité. Le 25 mars 1670, une guérison soudaine était opérée au tombeau du vénérable Pierre Labelle dans les conditions suivantes : Pierre Chouilloux, âgé de 13 ans, était affligé d’un cathare douloureux. Il fut porté à l’église d’Arc-en-Barrois pour s’y confesser à l’occasion de la fête pascale. Il y fut pris d’une telle crise qu’il faisait pitié à tout le monde. C’est alors que le père Simon Demange, le prit et le porta sur le tombeau du serviteur de


Fontaine miraculeuse de Montrot

C’était en 1608, deux ans après l’installation de Pierre Labelle à la cure d’Arc-en-Barrois. Un cultivateur de Montrot, nommé Jean Lebon, avait un bœuf qu’il menait à la pâture. Or depuis quelque temps cet animal allait tous les jours, à la même touffe d’herbe avec le même

Dieu. Il n’y était pas plutôt placé qu’il s’y endormait. Le mal avait disparu, la guérison fut soudaine et constante. Si le ciel attend nos prières pour le glorifier pleinement sur la terre, n’hésitons pas à recourir à lui dans nos besoins, comme le firent ceux qui l’on connu, aimé et vénéré.